Stick’em with the Pointy End: The Hypodermic Syringe

Artefeature by Lilia L.

It is one of the most ubiquitous medical tools – and one of the most feared. Yes, the hypodermic syringe! Few of us enjoy that familiar pinprick feeling, but it can’t be denied that the hypodermic syringe is invaluable. Its name is derived from its ability to reach under (hypo) the skin (dermis), as the contents of the syringe travel down a hollow needle and into the body. It allows us to directly inject medications and vaccines and to easily take blood samples.

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This 1869 illustration is from the Manual of Hypodermic Medication by Roberts Bartholow. Bartholow instructs: “Take up between the thumb and forefinger of the left hand a loose fold of skin in some convenient situation. Push in the needle with a quick and decided motion, at a right angle to the direction of the fold…The injection must be made slowly, drop by drop, so that the fluid may diffuse itself…” Source: https://archive.org/details/manualofhypoderm00bart.

So who can we thank for this medical ‘frienemy’? The Victorians, specifically Dr. Alexander Wood. Medication was commonly administered orally, and many doctors were trying to develop a more efficient and localized treatment method. Experimentation with hypodermic procedures had been going on since the 1600s. However, it wasn’t until 1855 that a breakthrough was publicized, when the Scottish Dr. Wood described his success using a hypodermic syringe and needle to inject “a solution of muriate of morphia” to treat an elderly lady’s pain. By the 1860s the hypodermic syringe had entered the toolkits of doctors throughout Europe and North America – including here in Ottawa, as we can see from this awesome BYTOWN MUSEUM artefact.

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It was initially believed that injections had to be made at the site of the pain or illness being treated, but Dr. Charles Hunter demonstrated that medication could be injected at any location and still be effective. However, early usage of the hypodermic syringe still had drawbacks: few drugs were injectable, and lack of sterilization of needles between uses resulted in cross-contamination between patients. Source: BYTOWN MUSEUM, I199 a-d.

This handy portable case lined with satin and velvet holds a vial, a syringe, and a needle; the empty groove above the syringe suggests that the set also contained a second needle. Today’s syringes are usually plastic with a stainless steel hypodermic needle, but early ones were made of a variety of materials like glass, metal, leather, and rubber. This particular set features a practical and popular combination, as metal components were more durable while the glass still allowed doctors to see what was happening. Before entering the museum’s collection, the hypodermic syringe was used at the County of Carleton Protestant General Hospital (which later became the Ottawa Civic Hospital).

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The female medical ward at the County of Carleton General Protestant Hospital, ca. 1900. The BYTOWN MUSEUM’s hypodermic syringe was used by a doctor at this institution. Source: Item CA-019997, http://ottawa.ca/en/1870s-1940s.

Lilia is graduating this spring from the University of Ottawa, with an honours degree in History and a minor in Political Science. This is her third year on YoCo, and she is excited for the historical discoveries this year will bring.


Rentrez-la du côté pointu : la seringue hypodermique

Artefeature par Lilia L.

La seringue hypodermique est l’un des instruments médicaux les plus répandus et dont le plus de gens ont peur! Peu d’entre nous aimons cette sensation familière de piqûre, mais nous ne pouvons nier l’importance de la seringue. Son nom signifie « en-dessous de » (hypo) et peau (derme). Son contenu traverse une aiguille creuse pour être introduit sous la peau. La seringue permet ainsi d’injecter directement dans le corps des substances médicamenteuses et des vaccins ou d’extraire des échantillons de sang.

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Cette illustration de 1869 provient du Manual of Hypodermic Medication de Roberts Bartholow, qui donne les instructions suivantes : « Pincer un pli de la peau entre le pouce et l’index de la main gauche de façon confortable. Entrer l’aiguille d’un mouvement rapide et décidé, en angle droit par rapport au pli […] L’injection doit être donnée lentement, goutte par goutte, afin que le liquide se diffuse […] » Source : https://archive.org/details/manualofhypoderm00bart
À qui doit‑on cet « ami-ennemi » médical ? Aux gens de l’époque victorienne, plus précisément au Dr Alexander Wood. Jusque-là, on administrait les médicaments par voie orale, et plusieurs médecins tentaient d’élaborer des méthodes plus efficaces et plus localisées. On effectue des expériences de traitement hypodermique depuis les années 1600. Cependant, c’est en 1855 qu’une percée majeure voit le jour, lorsque le Dr Wood, un médecin écossais, décrit l’utilisation réussie d’une seringue hypodermique pour injecter « une solution de muriate de morphine » à une patiente âgée souffrante. Dès les années 1860, la seringue hypodermique fait partie des trousses des médecins de toute l’Europe et de l’Amérique du Nord, y compris d’Ottawa, comme en témoigne ce superbe artefact du MUSÉE BYTOWN.

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Au début, on croit qu’il faut pratiquer l’injection à l’endroit même de la douleur ou de la maladie, mais le Dr Charles Hunter démontre que la médication peut être introduite n’importe où et demeurer efficace. Cependant, les premières utilisations de la seringue hypodermique comportent des inconvénients : peu de médicaments sont injectables, et l’absence de stérilisation des aiguilles conduit à une contamination croisée entre patients. Source : MUSÉE BYTOWN, I199 a-d.

Cette trousse portable pratique doublée de velours et de satin contient une fiole, une seringue et une aiguille; la cavité vide au‑dessus de la seringue suggère que la trousse contenait une seconde aiguille. Aujourd’hui, les seringues sont surtout en plastique et l’aiguille, en acier inoxydable, mais les premières seringues étaient faites en divers matériaux dont le verre, le métal, le cuir et le caoutchouc. Cet ensemble‑ci offre une combinaison pratique et populaire, car les éléments en métal sont plus durables tandis que le verre permet aux médecins de voir ce qui se passe. Avant de faire partie de la collection du Musée, cette seringue hypodermique a été utilisée au County of Carleton Protestant General Hospital (qui deviendra l’Ottawa Civic Hospital).

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Le pavillon des femmes du County of Carleton Protestant General Hospital, vers 1900. Un médecin de cette institution a utilisé la seringue hypodermique du MUSÉE BYTOWN. Source : article CA 019997, http://ottawa.ca/fr/residents/arts-culture-et-communaute/musees-et-patrimoine/1870s-1940s [page consultée le 20 mars 2016].
Lilia sera diplômée ce printemps de l’Université d’Ottawa. Elle prépare un baccalauréat en histoire avec mineure en science politique. C’est son troisième mandat comme membre du Conseil, et elle est impatiente de voir sur quelles découvertes historiques elle lèvera le voile cette année.

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