Canada’s Moral Compass | La référence morale du Canada

By Alana C.

Vanier“The most important Canadian” according to Macleans in 1998 was born on April 23rd, 1888, in Montreal. That man is Georges-Phileas Vanier. Most Ottawans’ would find his name familiar from the neighbourhood named after him.

Vanier was a devout man whose religious observances included attending mass and spending at least half an hour in prayer each day. Throughout his life, the strength of Vanier’s Catholic faith was evident. So was his dedication to what was regarded as his moral duty throughout his years serving with the Van Doos, the French Canadian 22nd Battalion of the Canadian Expeditionary Force. Vanier passed up a promising career in law to offer his services to his country and the King. He took on a prominent role in recruiting others, eventually helping to organise, in 1915, the Van Doos, of which he was commissioned an officer. For his efforts, Vanier received the Military Cross in 1916. He spent four and a half years on the battlefields, which he often describes as being the most rewarding experience of his life. He was fighting for the defence of France, and even as the war dragged into its fourth year, Vanier’s loyalty and dedication remained as strong as the first day he joined. During the Hundred Days (the end of the First World War advance of the Canadian Corps), Vanier was seriously wounded, having been shot through the chest and wounded in both legs, resulting in the loss of his right leg. Despite his injuries, Vanier took command of the Van Doos in 1925. With the cessation of hostilities, Vanier, for his bravery, was again awarded the Military Cross and given the 1914-15 Star, along with being appointed to the Distinguished Service Order. Afterwards, he returned to Montreal and once more found employment practicing law. He later married Pauline Archer and the couple had five children, Thérèse, Georges, Bernard, Jean and Michel.

From 1959 to 1967, Vanier held office as Governor-General and was the first French-Canadian to do so. During those 7 years, he travelled constantly across Canada, even visiting the most remote communities despite being well into his seventies and hampered by an artificial leg. During Vaniers’ tenure as Governor General, he and his wife Pauline travelled all across Canada, making a total of 131 tours, visiting schools, hospitals and jails, among other institutions and attractions. During his visits, he gave speeches about service and duty, about human rights and the family and about the need for unity between the country’s two language groups. Vanier made more than 500 speeches. In a 1998 Maclean’s magazine, he was described as “Canada’s moral compass.” With a desire to make the position of Governor General more representative of the Canadian people, and to remind Canadians of their country’s rich French heritage, Vanier immediately began promoting a policy of bilingualism, wanting to improve relations between both major linguistic groups. Upon taking up residence at Rideau Hall, Vanier asked that a bilingual sign be placed at the main gates to the royal and vice royal residence. He also delivered numerous speeches, both in French and English, and infused them with words praising the co-habitation of Anglophone and Francophone Canadians. As Governor General, he spoke for both founding peoples. The appointment of Vanier established the tradition of rotating between French and English speaking Governor Generals.

Vanier’s array of achievements truly cannot be summed up in 500 words or less. For most people, Vanier will be remembered as Canada’s most respected and deeply loved governor general. He was a remarkable man known for his courage and honour and loyalty. In fact, in 1990, 23 years after Vanier’s death on March 5th, 1967, the Ottawa archdiocese of the Roman Catholic Church has decided that there is enough evidence to begin documenting the case for canonizing Georges Vanier.

Vanier Today, Ottawans remember Georges Vanier chiefly through the Vanier neighbourhood. The first pioneers settled in the Vanier area around 1820. A general store was soon built in Vanier and in 1836 a wooden bridge was erected to link the future territory of Vanier to Bytown. A little over 10 years later, a village was established in the vicinity of the general store and it was named Janeville. Many small communities were formed around this time, but in 1909 it was decided that they would amalgamate and become the new village of Eastview. In 1913, Eastview was incorporated as a town and it had a population just over 3,000 inhabitants. Fifty years later, Eastview broke away from Carleton County and thus officially became an independent city. In 1968 it became part of the Regional Municipality of Ottawa-Carleton, recently created by the provincial government. Eastview was renamed Vanier after Georges-Phileas Vanier, given his interest in linguistic equality and the area’s significant two-thirds French majority.

Alana C. is a member of the Bytown Museum Youth Council and a student at the University of Ottawa studying Political Science and Public Administration.


La référence morale du Canada

Par Alana C.

VanierEn 1998, selon la revue Maclean’s, « le Canadien le plus important » naquit le 23 avril 1888 à Montréal : il s’agit de Georges-Philéas Vanier. La plupart des résidents d’Ottawa ont entendu parler de lui en raison du quartier qui porte son nom.

Vanier était un homme pieux qui fréquentait régulièrement la messe et consacrait au moins une demi-heure par jour à la prière. Tout au long de sa vie, il a tiré de sa foi catholique une grande force. Il s’est également dévoué à ce qu’on appelle des obligations morales au sein du 22e Bataillon d’infanterie canadien français de la Force expéditionnaire du Canada, surnommé le « Van Doos ». Vanier abandonne une carrière prometteuse en droit pour offrir ses services à son pays et au roi. Il joue un rôle majeur en engageant d’autres recrues, puis en aidant à organiser en 1915 le Van Doos, dont il devient officier. En récompense de ses efforts, Vanier reçoit la Croix militaire en 1916. Il passe quatre ans et demi sur les champs de bataille, décrivant souvent cette expérience comme la plus gratifiante de sa vie. Il combat pour défendre la France, et après quatre ans de guerre, Vanier conserve la même loyauté et le même dévouement qu’au premier jour. Au cours des « cent jours » (lors de la percée du Corps canadien, à la fin de la Première Guerre mondiale), Vanier est atteint d’une balle à la poitrine, et ses deux jambes sont blessées, ce qui lui vaut d’être amputé de la jambe droite. Malgré cela, Vanier prend le commandement du Van Doos en 1925. Après les hostilités, Vanier reçoit pour sa bravoure une barrette ajoutée à sa Croix militaire, et il est nommé à l’Ordre du service distingué. De retour à Montréal, il réintègre la pratique du droit et par la suite épouse Pauline Archer, avec qui il aura cinq enfants : Thérèse, Georges, Bernard, Jean et Michel.

De 1959 à 1967, Vanier occupe la fonction de gouverneur général, poste détenu pour la première fois par un Canadien français. Au cours de ces sept années, il voyage partout au Canada, visitant les collectivités les plus éloignées, même s’il a plus de 70 ans et qu’il est entravé par sa jambe artificielle. Sa femme Pauline l’accompagne dans ces voyages. Ensemble, ils accomplissent 131 visites pendant le mandat de Vanier comme gouverneur général, visitant entre autres des écoles, des hôpitaux et des prisons. Vanier saisit ces occasions pour donner des discours (il en prononce plus de 500) sur le service et le devoir, les droits de la personne, la famille et la nécessité que les deux groupes linguistiques du pays soient unis. En 1998, le Maclean’s le décrit comme la « référence morale du Canada ». Désireux de rendre la fonction de gouverneur général plus représentative du peuple canadien et pour rappeler à ses compatriotes leur riche héritage francophone, Vanier fait la promotion d’une politique du bilinguisme en vue d’améliorer les relations entre les communautés anglophone et francophone. Lorsqu’il s’installe à Rideau Hall, Vanier fait placer des panneaux bilingues aux portes d’entrée principales des résidences royale et vice-royale. Il prononce également plusieurs discours dans l’une et l’autre langue, profitant de l’occasion pour louanger la cohabitation des deux groupes linguistiques. En tant que gouverneur général, il parle au nom des deux communautés. La nomination de Vanier établit une tradition selon laquelle francophones et anglophones se succèdent en alternance au poste de gouverneur général.

L’éventail des réalisations accomplies par Vanier ne peut être résumé en 500 mots ou moins. La plupart se rappelleront de Vanier comme du gouverneur général le plus respecté et le plus aimé du Canada. Cet homme remarquable est connu pour son courage, son sens de l’honneur et sa loyauté. De fait, en 1990, 23 ans après la mort de Vanier survenue le 5 mars 1967, l’archidiocèse de l’Église catholique romaine d’Ottawa a décidé qu’il existe suffisamment de preuves pour déposer une demande en vue de canoniser Vanier, et il prépare un dossier à cette fin.

VanierAujourd’hui, les Ottaviens se rappellent Georges Vanier avant tout en raison du quartier qui porte son nom. Les premiers pionniers installés dans cette région, arrivés en 1820, ont érigé un magasin général; et en 1836, ils ont construit un pont de bois reliant le futur quartier Vanier à Bytown. Un peu plus de 10 ans après, un village du nom de Janeville est établi dans le voisinage du magasin général. De nombreuses petites collectivités voient le jour à cette époque, mais en 1909, on décide de les fusionner sous le nom de Eastview, nouveau village incorporé comme ville en 1913, qui compte un peu plus de 3 000 habitants. Cinquante ans plus tard, Eastview se sépare du comté de Carleton et devient officiellement une ville indépendante. En 1968, la ville est affiliée à la municipalité régionale d’Ottawa-Carleton, récemment créée par le gouvernement provincial. Eastview prend alors le nom de Vanier en raison de l’intérêt porté par le gouverneur général Georges-Philéas Vanier à l’égalité linguistique et de la forte majorité francophone (deux tiers de la population) qui habite ce quartier.

Alana C. est membre du Conseil des jeunes du Musée Bytown. Elle étudie à l’Université d’Ottawa en science politique et en administration publique.

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One thought on “Canada’s Moral Compass | La référence morale du Canada

  1. Eugenia Lockwood

    Thank you for an excellent article about one of Canada’s most prominent and inspiring public figures. He remains a role model for us all.

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